La maladie cœliaque, une maladie sournoise et encore trop méconnue

La maladie cœliaque est une maladie permanente et chronique de l’intestin qui se déclenche lorsqu’un individu consomme tout produit pouvant contenir du gluten. Le gluten est un mélange de protéines qui se retrouve notamment dans le grain de plusieurs céréales comme le blé, l’orge et le seigle et dans de nombreux produits de boulangerie, de pâtisserie ou de mets préparés de toutes sortes, du ketchup industriel au beurre d’arachides en passant entre autres par les soupes en conserve, les charcuteries, les pâtes alimentaires, la sauce soya et la crème glacée. Cette protéine est toxique pour les gens cœliaques et sa consommation entraîne une réaction immunitaire excessive qui provoque une destruction inflammatoire de la paroi du petit intestin, appelé aussi intestin grêle.


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la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.
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Les différents symptômes

Les différents symptômes peuvent se traduire par des maux de ventre, des crampes musculaires, de la diarrhée ou de la constipation, des nausées, des ballonnements, des flatulences, des ulcères, de la fatigue, des douleurs articulaires, une perte de poids et autres. Il s’ensuit une malabsorption de nombreux nutriments, du fer, du calcium et de l’acide folique en particulier et qui, à long terme, peut engendrer une malnutrition, une apparition précoce d’ostéoporose, de l’arthrite, de l’anémie due à la mauvaise absorption du fer, ainsi qu’une possible formation de calculs rénaux. Le traitement de cette maladie consiste à exclure totalement le gluten de l’alimentation. On remarque habituellement une disparition des symptômes après six à douze mois de cette diète.

Combien de personnes en sont atteintes ?

Il faut d’abord savoir que cette maladie touche autant les enfants que les adultes. Par contre, elle semble plus fréquente chez les personnes souffrant de diabète de type 1, de maladies thyroïdiennes et d’arthrite rhumatoïde juvénile. Selon les résultats de dernières recherches, la majorité des sujets atteints de maladie cœliaque posséderaient les gènes HLA de type DQ2 ou DQ8, mais d’autres gènes pourraient être aussi impliqués.

Il semble encore bien difficile d’établir un nombre exact de gens souffrant de maladie cœliaque, car les experts croient que de nombreuses personnes atteintes ne le savent pas et continuent de souffrir en silence. Il faut comprendre que les symptômes de cette maladie sont assez complexes et peuvent parfois apparaître vagues ou être d’apparence liés à d’autres maladies gastro-intestinales comme le syndrome de l’intestin irritable par exemple.

Et de par le monde ?

Il appert que ce sont les populations caucasiennes principalement d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie qui seraient les plus touchées. On parle alors d’une personne sur 100 à une personne sur 300 selon les régions. La maladie serait beaucoup moins présente du côté de l’Asie et de l’Afrique, tout simplement, croit-on, parce qu’ils consomment moins d’aliments comportant du gluten. On estime que près de 360 000 Canadiens en sont atteints dont plus de 82 000 Québécois.

La différence entre la maladie coeliaque et l’intolérance au gluten

La maladie cœliaque n’est pas considérée comme une intolérance ou une allergie alimentaire, car elle provoque plutôt une réaction immunitaire. D’ailleurs, les réactions provoquées par l’absorption de gluten chez une personne atteinte de maladie coeliaque ne se manifestent habituellement pas par les symptômes habituels liés aux allergies comme les difficultés respiratoires, les éruptions cutanées ou urticaires ou le choc anaphylactique. Pour se protéger, le système immunitaire va plutôt attaquer l’intestin grêle qui accueille le gluten ingéré.

Ces dernières années, la sensibilité au gluten non cœliaque a aussi été reconnue par certaines études scientifiques. Si les symptômes sont similaires, ils sont tout de même moins graves que ceux engendrés en cas de maladie cœliaque. Les études démontreraient que de 3 à 6 % de la population serait tout de même sensible au gluten sans être atteinte de la maladie cœliaque.

Une maladie héréditaire

La maladie cœliaque présente une composante héréditaire. Si un membre d’une famille en est atteint, la probabilité qu’un autre membre de cette famille en soit aussi atteint est d’environ 20 à 30 %.

Comment savoir si on en souffre vraiment ?

La meilleure façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque consiste à suivre deux étapes principales. Le test sanguin demandé par un médecin demeure primordial. Celui-ci fera ressortir les pourcentages de certains anticorps qui pourront démontrer si le corps réagit anormalement à l’absorption de gluten. Ce test peut être aussi recommandé chez les familles qui comptent un membre atteint afin de savoir si d’autres proches en sont aussi atteints. Ensuite, le médecin peut recommander un prélèvement de tissus de l’intestin grêle par biopsie. L’absence d’une partie des villosités de l’intestin détruites par le système immunitaire constitue aussi une bonne forme de détection de la maladie. Une fois le diagnostic de maladie cœliaque officiellement établi, un régime strict sans gluten devra par la suite être suivi et ce, pour toujours.


Source :

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_coeliaque_pm

https://www.fqmc.org/maladies/maladie-coeliaque

https://www.brunet.ca/fr/conseils/7-questions-pour-mieux-comprendre-la-maladie-coeliaque.html

http://www.canalvie.com/sante-beaute/sante/index-des-maladies/maladie-coeliaque-1.1037290

https://allerg.qc.ca/Information_allergique/5_1_anaphylaxie.html

opdq.org/mnc/maladie-coeliaque/